Droit au logement réquisitionne, les anti ogm fauchent, des profs pratiquent l’insoumission, des électriciens d’EDF rétablissent d’autorité le courant aux plus démunis, des parents d’élèves s’opposent aux expulsions et des usagers des trains occupent les voies ferrées. La désobéissance civique est devenue, en quelques années, un outil de la lutte du pot de terre contre le pot de fer.
Ils se retrouvent tous les lundis et vendredis soir. Soit à la gare de Gourdon, soit à celle de Souillac, dans le Lot. Cela fait déjà 16 mois que ça dure. Au total, ils ont fait 70 actions de protestation qui consistent à stopper les trains deux minutes dans chaque gare, le temps théorique pour des voyageurs de monter et descendre des wagons. L’action a un objectif. Obtenir de la SNCF qu’elle maintienne les 15 arrêts de trains de nuit et de jour qu’elle a supprimés. Un but en partie atteint. Devant les mobilisations à répétitions de quelque 75 communes du secteur, la SNCF a rétabli 5 de ces arrêts qui permettent aux usages de monter à paris dans le nuit ou de descendre à Toulouse tôt le matin. L’entreprise publique dénonce la poursuite des actions invoquant des questions de sécurité sur la voie et, soutenue par la préfet du Lot, elle a décidé de poursuivre les manifestants en justice. Plusieurs d’entre eux, dont des élus municipaux communistes, ont ainsi fait l’objet d’une garde à vue, à la mi décembre, et leur procès est prévu pour le 15 janvier au tribunal correctionnel de Cahors pour « entrave à la circulation »



Bisous Gribouille