Baisse des prix des logements et parc de logements vides

Publié le par cib



Le prix des logements baissent. Mais il pourra baisser encore longtemps, rien ne se passera si les banques ne suivent pas. Les crédit sont bloqués, parait-il à cause de la difficulté qu'on les banques à trouver de l'argent. Petit tour d'horizon des nouvelles de ce début janvier 2009 :


Crédit immobilier : baisse des taux, mais rareté du crédit

  07/01/2009

Les taux d'intérêt des emprunts ont commencé à baisser : en décembre, soit la première fois depuis 2005, les taux des prêts se sont établis en moyenne à 5,01%, contre 5,15% en novembre, et la durée des prêts s'est établie, en décembre 2008, à un moins de 216 mois, selon une étude de l'Observatoire Crédit Logement/CSA.

La crise financière et la crise de liquidité de l’automne 2008 a entraîné une hausse des taux, poursuivie jusqu'en octobre et interrompue en novembre. En décembre, le taux d'intérêt des emprunts a commencé à baisser. Aujourd'hui, si les banques répercutent les récentes actions de la Banque Centrale Européenne (BCE) qui a diminué par trois fois, depuis octobre, son principal taux directeur, tombé à 2,50%, la baisse des taux ne devrait pas suffire à relancer les ventes de logements, le crédit restant toujours difficile à obtenir, même si les banques peuvent prêter moins cher car le risque de manque de liquidités a baissé, et même si la baisse du taux permet de relancer la demande de crédit. Cependant, les banques doivent tout de même affronter un manque de liquidités et le recul du taux ne peut rien contre la remontée du chômage.
Mais malgré le manque de confiance ambiant, les clients des agences immobilières renonceraient à leurprojet immobilier en grande partie à cause du manque de financement bancaire du à des contitions d'octroi du crédit qui n'ont pas été assouplies.
La baisse du taux devrait se poursuivre durant les prochains mois : l’Observatoire Crédit Logement/CSA prévoit un taux moyen de 4,50% au printemps 2009, mais aucune chute spectaculaire, selon les experts, n'est à attendre, les banques refusant de prêter à perte et voulant garder une marge de sécurité.


Tout est dit. En Espagne, même combat. Aux USA, idem. Les promesses de vente sont au plus bas depuis 2001. Le marché Immobilier est bloqué un peu partout.


Des logements vacants  à la pelle


De l'effet de la loi Robien, des logements fleurissent un peu partout et surtout dans des endroits où le foncier n'est pas cher afin de proposer des investissements à bas prix, censés rentables. Le problème est que ces excès de construction se font dans des communes stigmatisées par un fort taux de chômage et une forte proportion de gens qui ne sont pas imposables. Il n'y a donc aucun intérêt pour des gens de se délocaliser et de louer dans de tels endroits sans avenir. Dès lors, un véritable drame se joue chez l'investisseur, la plupart du temps, peu apte à assumer une charge de crédit sans contrepartie,. Il n'a pas non plus la possibilité de vendre au risque de perdre l'avantage de sa réduction d'impôts. Il a pourtant tout intérêt à poser à plat les chiffres de son investissement. Doit-il continuer à payer un crédit pour un logement qui, de plus, ne capitalise pas ? La perte de son avantage fiscal est-elle plus ou moins traumatisante que continuer à porter la charge d'un crédit pour un bien dont la côte risque bien encore de descendre ?

La plupart des promoteurs ayant proposé de telles "affaires" mettent vite la clef sous la porte. Ils ont appâté des clients, le plus souvent pris loin des lieux d'investissement, en leur faisant miroiter des plus-values et des rendements annuels de l'ordre de 10 %. Les investisseurs ne se rendant que rarement sur les lieux, les mal-façons sont légions, les produits tiennent à peine debout.

L'état ayant décidé de faire acheter aux sociétés d'HLM des logements du privé, moyennant l'obtention d'un super taux zéro, il serait peut être judicieux que leur choix se porte sur ce stock incroyable de logements vides qui laissent les investisseurs et leur famille en grande détresse financière.


 

Publié dans ANALYSES - CONSTATS

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immo 08/10/2009 13:32



Avec la fin du crédit facile, liée à la crise des subprimes, le financement constitue un véritable obstacle à la transaction immobilière. Malgré la baisse des taux,  beaucoup de ménages se
voient refuser l'accès aux prêts.



plumedecib 08/01/2009 13:51

Pas idiot ton raisonnement crabounette ! V'là qu'ils tueraient des palestiniens pour faire passer la grosse pilule de la crise. Effectivement, je vois bien que, comme pour Bétancourt, les blogueurs et les gens de terrain se manifestent en masse alors qu'ils sont incapables de le faire pour mener une action commune de survie dans notre Pays.... J'attends ton billet alors... Cela demande beaucoup de recherches. C'est un long billet.... Bise crabounette

Charlotte 08/01/2009 13:28

Bonjour ma Grignette, pour ce qui concerne l'Espagne, les chiffres du chomage sont alarmants je viens d'entendre que le noombre de chomeurs dépasse les  millions soit + de 11%. chez nous, tous les plans sociaux qui sont en cours ne vont pas arranger les chiffres du chomage déjà faussés avec toutes ces catégories. Les banques ne prêteront pas car personne n'est à l'abri d'un licenciement, et comme ces banques sont sur la corde raide car je suis certaines que si 1/4 des épargnants retiraient leur fric, les banques font faillite, nous ne savons pas le dixième de la vérité concernant l'étendue de leurs pertes, pas seulement en France mais dans le monde et cela me pousse à me poser des questions sur le déclanchement des attaques sur Gaza, ça tombe bien non ? Outre que l'évènement occupe les médias, cela occulte les dégats de cette crise financière, n'oublions pas que c'est juste après l'affaire Madoff qu'Israel a attaqué Gaza ! Pendant que nous manifestons pour Gaza, nous ne nous posons pas trop de questions sur la finance. La preuve 3 blogs "actualité" sur 4 ne parlent que de Gaza.Je vais peut être écrire un article sur ce sujet, mais il mae faut le temps, mon don d'écriture étant plus que limité.Gros bisous ma Gribouille